mineurJean Mineur a eu très tôt l'idée de disposer d'un générique représentant son activité et en permettant la reconnaissance. Tout naturellement, sa région d'origine (Valenciennes) et son patronyme (Jean Mineur s'appelait vraiment Jean Mineur) lui donnèrent l'idée d'un mineur pour le représenter.
Le premier mineur fut un mineur dessiné par Lucien Jonas, peintre et chantre des mineurs. Il offrit, en 1934, un dessin à Jean Mineur, son compatriote. C'est ce dessin (cf.photo) qui fut, à la fin des années trente, le premier mineur, la première expression de Jean Mineur sur les écrans.

Cellulo-Petit-MineurAu sortir de la guerre, le "mineur de Jonas", sérieux et réaliste, n'incarnait plus une France lancée sur la voie de la consommation de masse et désireuse d'oublier les difficultés néés du conflit mondial. Jean Mineur eut alors l'idée de rajeunir son mineur. Pour ce faire, il demanda à Albert Champeaux, qui travaillait dans son entreprise et réalisait des dessins animés, de dessiner un petit mineur, un tout jeune adolescent.A l'issue de quelques tentatives, le petit mineur fut adopté au début des années cinquante.


Generique-Mineur-1952 Le scenario le plus connu, le voyant lancer dans une cible son pic de mineur et faisant apparaître le fameux numéro de téléphone de Jean Mineur - Balzac 00 01 et accompagné de la ritournelle devenue célèbre, apparut sur les écrans des salles de cinéma en avril 1952. Son décor témoigne bien de la prégnance, dans la France de l'époque, de l'univers de la mine et du charbon.